N° 11 · Lundi 12 octobre 2026 · Lecture : 23 min
Le Vertical Brief
L'économie des micro-dramas et de la fiction verticale, vérifiée à la source.
Au sommaire de ce onzième numéro : Une plateforme cotée qui a cessé de produire ses propres séries, et dont les comptes semestriels montrent 43 pour cent d'utilisateurs actifs en moins et un revenu nord-américain divisé par plus de quatre. Un chiffre de 12,70 USD, ce que rapporte un utilisateur payant de cette plateforme en Amérique latine, à lire avec la définition qui l'accompagne. Un concours chinois ouvert aux producteurs étrangers jusqu'au 30 novembre, dont le simple dépôt vaut autorisation de diffuser et de traduire. L'application de Jean-Luc Azoulay, dont les conditions générales et l'écran d'achat reproduisent le modèle des applications asiatiques, et la série verticale gratuite que France Télévisions diffusera en décembre, annoncée la même semaine. Un groupe américain qui découpe près de 200 titres de son catalogue en chapitres verticaux pour les proposer à MIPCOM. Et un opérateur coté qui écrit lui-même ce que ses 93 millions d'abonnés ne sont pas.
Une ligne traverse ce numéro. Les documents les plus utiles de la semaine ne sont pas des annonces mais des conditions : des comptes déposés, des conditions générales d'utilisation, une notice de régulateur, un règlement de concours. Chacun dit ce que le communiqué ou l'article qui l'accompagne ne dit pas, et c'est dans cet écart que se trouve l'information utile à une négociation.
Sept rubriques, toujours dans le même ordre, tous les lundis.
01 Le fait de la semaine
FlexTV : moins de titres, 43 pour cent d'utilisateurs actifs en moins, selon les comptes de Mega Matrix
Le fait. Le 1er octobre 2026, Mega Matrix, société holding immatriculée aux îles Caïmans, dont le siège est à Singapour et dont les actions sont cotées au NYSE American sous le code MPU, dépose auprès de la Securities and Exchange Commission ses comptes consolidés non audités du premier semestre 2026. La société exploite, par sa filiale singapourienne Yuder, FlexTV, une application de séries courtes traduites en plusieurs langues et diffusées en Europe, dans les Amériques et en Asie du Sud-Est. Le chiffre d'affaires du semestre s'établit à 10 471 500 USD, contre 14 796 800 USD un an plus tôt, soit une baisse de 29 pour cent. La perte nette passe de 3 942 100 à 6 302 500 USD, en hausse de 60 pour cent.
Ce que la société donne pour cause. Le rapport de gestion l'écrit sans détour : depuis le mois de mai 2025, la société a réduit la production de séries propres pour un modèle fondé sur l'acquisition de contenus sous licence, ce qui a réduit le nombre de nouveaux titres mis en ligne. Le revenu des achats intégrés, abonnements et rechargements de pièces virtuelles, recule de 32 pour cent, de 12 455 500 à 8 467 700 USD. Le revenu de licence de contenus, qui porte sur les séries produites par la société et concédées à d'autres plateformes, baisse de 55 pour cent, à 535 000 USD, faute de nouveaux contenus selon le même document. La publicité intégrée progresse de 28 pour cent, à 1 468 800 USD. Le coût d'amortissement des contenus chute de 59 pour cent, de 2 655 400 à 1 087 900 USD : c'est l'économie que le changement de modèle procure.
Ce que disent les utilisateurs. Le nombre d'utilisateurs actifs sur la période passe de 4 085 282 à 2 342 008, soit 43 pour cent de moins. Le nombre d'utilisateurs payants recule de 15 pour cent, de 364 600 à 309 973. Le revenu par utilisateur actif progresse de 3,05 à 3,62 USD, soit 19 pour cent de plus, mais le revenu par utilisateur payant recule de 34,16 à 27,32 USD, soit 20 pour cent de moins. La part des utilisateurs actifs qui paient monte de 8,9 à 13,2 pour cent, calcul qui est le mien sur les effectifs publiés. Autrement dit, l'application garde mieux ses payeurs que ses visiteurs, et chacun de ces payeurs dépense moins. Ces indicateurs sont déclarés par la société et ne sont pas audités.
La géographie. C'est la partie du dépôt qu'aucun commentaire de la société n'explique. Aux États-Unis et au Canada, le revenu des achats intégrés passe de 4 666 800 à 1 060 600 USD, soit une baisse de 77 pour cent ; les utilisateurs actifs reculent de 78 pour cent, de 606 944 à 132 578, et les utilisateurs payants de 80 pour cent, de 104 596 à 20 796. La zone pesait 37,5 pour cent des achats intégrés au premier semestre 2025, elle en pèse 12,5 pour cent. À l'inverse, la zone Asie-Pacifique progresse de 13,5 pour cent, à 5 127 800 USD, et représente désormais 60,6 pour cent des achats intégrés. L'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique reculent de 26 pour cent, l'Amérique latine de 44 pour cent. Le rapport de gestion attribue la baisse générale au manque de nouveaux titres et à une politique promotionnelle resserrée ; il ne dit pas pourquoi les achats intégrés reculent en Amérique du Nord de 77 pour cent, contre 32 pour cent pour l'ensemble, et je ne l'explique pas à sa place. Les dépenses publicitaires, essentiellement d'acquisition de trafic, passent de 7 779 400 à 4 536 900 USD, soit de 53 à 43 pour cent du chiffre d'affaires.
Ce que les comptes disent du reste. La perte de FunVerse et de sa filiale, la branche qui exploite FlexTV, s'établit à 346 100 USD sur le semestre, contre 1 483 800 USD un an plus tôt, selon la réconciliation publiée par la société. Le solde de la perte consolidée, 5 956 400 USD, soit 94,5 pour cent du total, se forme donc hors de cette branche. Deux postes y contribuent visiblement : une perte de valeur de 1 191 100 USD sur les actifs numériques que la société détient, bitcoin compris, et une hausse de 225 pour cent des charges de personnel, de 945 500 à 3 074 800 USD, que la société rattache à une optimisation de sa politique de rémunération. Au 30 juin, ces actifs numériques valent 3 521 800 USD, davantage que la trésorerie, 3 208 000 USD. La société indique que son fonds de roulement, 5 026 100 USD, couvre ses besoins sur douze mois. Le catalogue, lui, est presque entièrement amorti : la valeur nette des contenus inscrite au bilan est de 862 400 USD, et le calendrier publié l'éteint pour l'essentiel d'ici la fin de 2027.
La suite annoncée. La société écrit qu'elle intégrera des séries générées par intelligence artificielle à son catalogue, et qu'elle s'attend à une hausse de son coût des ventes liée à leur achat. Elle détient depuis mars 2025 la moitié d'AIFlix, coentreprise créée avec le studio américain Wardour Studios pour produire de telles séries ; les comptes indiquent qu'AIFlix n'a encore dégagé ni chiffre d'affaires ni résultat.
Qui est concerné. Les détenteurs francophones de catalogues qui vendent des droits à des plateformes de séries courtes. Le dépôt montre une plateforme qui a choisi d'acheter plutôt que de produire, et dont l'audience a reculé à mesure que le flux de nouveautés s'est tari. C'est un argument de négociation pour un vendeur : le titre inédit est ce qui manque à l'acheteur. C'est aussi une mise en garde : la même plateforme annonce se tourner vers des séries générées, dont le coût n'est pas celui d'un catalogue joué. Le document emploie le terme de série courte, short drama, et ne qualifie pas le format de vertical ; il ne publie ni nombre de titres, ni prix d'acquisition.
Sourçage
Mega Matrix Inc., formulaire 6-K déposé le 1er octobre 2026, numéro d'accès 0001213900-26-105759, sec.gov, consulté le 11 octobre 2026 : pièce 99.1, états financiers consolidés intermédiaires non audités, pour le compte de résultat, le bilan, la note 1 sur les filiales et leurs activités, la note 2 sur la reconnaissance des revenus, la ventilation géographique et la continuité d'exploitation, la note 3 sur les actifs numériques, la note 5 sur AIFlix et la note 6 sur les actifs de contenu et leur calendrier d'amortissement ; pièce 99.2, rapport de gestion, pour la description de FlexTV, le changement de modèle engagé en mai 2025 et ses effets déclarés, le tableau des indicateurs d'utilisateurs par zone et leurs définitions, les dépenses publicitaires, les charges de personnel, la réconciliation de l'excédent brut d'exploitation ajusté de FunVerse, indicateur non défini par les normes comptables américaines, et les perspectives relatives aux séries générées. Variations en pour cent, parts de zones, taux de conversion en payeurs et part de la perte formée hors de FunVerse : calculs de l'auteur, qui se refont sur les valeurs citées. Le formulaire 6-K annonce des comptes intermédiaires ; les états publiés ne présentent que des données semestrielles, sans ventilation trimestrielle.
02 Radar marché
Room418 : une application de micro-drama consacrée à l'horreur, dix projets sous option, aucun montant.
Selon Deadline, repris le 2 octobre par Dread Central et le 4 octobre par iHorror, Room418, studio établi à Los Angeles, prépare une application consacrée à l'horreur, qui réunira des séries verticales originales et des programmes acquis en formats vertical, horizontal et mixte. Dix projets originaux et adaptés sont déclarés sous option et en développement, dont une adaptation verticale de Night of the Living Dead et une adaptation de When the Black-Eyed Children Knock, récit de Ben Sobieck publié sur Wattpad. Une version bêta sur invitation est annoncée pour cet automne, avec des titres sous licence, avant un lancement commercial non daté.
L'article d'origine n'a pas été consulté, et aucun communiqué de Room418 n'a été retrouvé. Ni le nombre d'épisodes, ni un montant, ni la durée des options, ni un tarif ne sont publiés. Les reprises indiquent que le film de George A. Romero de 1968 est dans le domaine public à la suite d'une erreur de son distributeur d'origine : son adaptation ne suppose donc aucune option, et je n'ai pas vérifié ce point sur une source de droit. Le schéma mérite d'être noté : une application de genre lance son service avec un catalogue acheté, puis produit. C'est l'ordre inverse de celui qu'abandonne FlexTV en rubrique 01.
MIPCOM : le format entre dans la grille officielle du marché.
MIPCOM Cannes ouvre ce lundi 12 octobre et se tient jusqu'au 15. L'organisateur, RX France, a intégré au programme général un volet consacré au micro-drama et au contenu vertical, avec une catégorie dédiée sur sa plateforme officielle de rendez-vous d'affaires, intitulée Vertical Content Speed Matchmaking, et un sommet sur invitation réservé aux dirigeants du secteur, selon les reprises concordantes de son annonce du 20 juillet. A+E Global Media y présente le catalogue traité en rubrique 06. Le distributeur belge Primitives y présente, selon son communiqué du 19 août, vingt séries de Play Media.
L'annonce de l'organisateur n'a pas été consultée dans sa version d'origine. Le numéro 9 relevait qu'aucun tarif propre au programme vertical ne figurait sur la page d'inscription, et je n'ai pas vérifié les conditions d'accès au sommet sur invitation.
Les rendez-vous
Jeudi 15 octobre, 23 h 59, heure de Paris : clôture des dépôts du concours Vertival. Le règlement, dans sa version révisée du 14 septembre, demande exactement les trois premiers épisodes d'une série au format 9:16, de soixante à cent vingt secondes chacun, avec une tolérance de dix secondes pour les cartons et le générique. La participation est gratuite et ouverte sans condition de nationalité. Le dépôt vaut autorisation, non exclusive et gratuite, de diffuser les trois épisodes sur la plateforme Vertival, pour le monde entier et pour cinq ans à compter de leur première publication. L'équipe s'engage à ne pas mettre ces trois épisodes complets à disposition sur une autre plateforme avant le 28 novembre. Vingt finalistes seront annoncés le 15 novembre, le vote du public ferme le 25 novembre, et les deux prix sont remis le 27. Les deux séries lauréates doivent ouvrir la négociation d'une première saison de trente épisodes, coproduite par l'association avec, selon le règlement, EICAR et Webedia ; le montant, la nature des apports et le partage des recettes ne sont pas fixés, et le règlement précise que ce prix ne vaut ni cession de droits ni promesse d'un montant. La page d'accueil du concours cite EICAR et Media Club comme partenaires, et non Webedia ; je ne tranche pas cet écart.
Du 16 au 18 octobre, à New York : premier festival ALZA, consacré au micro-drama et à la série verticale. Le bureau du maire chargé des médias et du divertissement y remettra le 18 octobre son prix Made in NY à l'un des cinq créateurs new-yorkais présélectionnés, désigné par un vote du public ; c'est la première fois que ce prix, créé en 2006, distingue un auteur de série verticale. Le communiqué municipal du 29 septembre ne publie aucune dotation.
12 novembre, 23 h 59 : clôture de l'appel de la SODEC sur les contenus culturels numériques québécois, décrit au numéro 9.
30 novembre : clôture des dépôts du concours international de micro-drama du régulateur chinois, traité en rubrique 04.
Du 30 novembre au 3 décembre : Content London.
Sourçage
Dread Central, article de Brad Miska du 2 octobre 2026, dreadcentral.com, consulté le 11 octobre 2026, citant Deadline, pour le positionnement de Room418, les dix projets, les deux titres nommés, la bêta sur invitation et le statut de Night of the Living Dead ; reprise concordante d'iHorror du 4 octobre 2026, relevée par le dispositif de repérage des sources de l'auteur le 6 octobre 2026. Ces reprises comptent pour une seule source ; l'article de Deadline n'a pas été consulté. MIPCOM : reprises de l'annonce de RX France du 20 juillet 2026 par Señal News, FormatBiz et VideoAge International, consultées dans les résultats de recherche le 11 octobre 2026, pour les dates, la catégorie de rendez-vous d'affaires et le sommet sur invitation ; annonce d'origine non consultée. Primitives, communiqué du 19 août 2026, primitives.tv, relevé dans les résultats de recherche le 11 octobre 2026. Association Vertival, Règlement du concours, version révisée du 14 septembre 2026, vertival.fr/conditions, et page d'accueil vertival.fr, consultées le 11 octobre 2026, pour les dates, le format, la gratuité, l'autorisation de diffusion, l'engagement de non-diffusion, la saison de trente épisodes, la coproduction et la liste des partenaires. NYC Mayor's Office of Media and Entertainment, communiqué du 29 septembre 2026, nyc.gov, consulté le 11 octobre 2026, pour les dates, le lieu, les cinq finalistes, le vote du public et l'historique du prix. SODEC et Content London : rappelés d'après le numéro 9.
03 Le chiffre vérifié
12,70 USD : ce que rapporte un utilisateur payant de FlexTV en Amérique latine, et sur quelle période
Le chiffre. 12,70 USD, c'est le revenu moyen par utilisateur payant de FlexTV en Amérique latine au premier semestre 2026, selon le tableau des indicateurs publié par Mega Matrix le 1er octobre. Il se refait exactement : 413 400 USD d'achats intégrés dans la zone, divisés par 32 547 utilisateurs payants. Un an plus tôt, le même indicateur valait 22,58 USD, soit une baisse de 44 pour cent. Aux États-Unis et au Canada, il vaut 51,00 USD, quatre fois plus.
Ce qu'il mesure. Tout dépend du dénominateur, et la société le définit en note. Le nombre d'utilisateurs payants d'un semestre y est calculé comme la somme des six effectifs mensuels. Un abonné qui paie chaque mois du semestre compte donc six fois. Lu avec cette définition, l'indicateur est un revenu par mois de paiement, et non par personne sur six mois : un utilisateur payant d'Amérique latine a rapporté en moyenne 12,70 USD pour chaque mois où il a payé. Cette lecture est la mienne, sur le texte de la note. Elle a une conséquence directe : les 32 547 utilisateurs payants de la zone correspondent à environ 5 400 payeurs par mois en moyenne, et les 309 973 de l'ensemble à environ 51 700. La note relative aux utilisateurs actifs est moins explicite, puisqu'elle parle du total des utilisateurs actifs des six mois sans dire s'il s'agit d'une somme mensuelle ; je n'applique pas la même lecture au revenu par utilisateur actif. Enfin, le revenu mesuré est le revenu comptabilisé des abonnements et des rechargements, hors publicité.
Pourquoi ce chiffre compte cette semaine. Le numéro 9 décrivait le modèle d'iQSTEL, qui veut vendre le micro-drama par la facture des opérateurs mobiles, en particulier en Amérique latine, à 4 à 6 USD par mois et par abonnement. Le seul chiffre publié par une plateforme cotée pour la même zone situe ce que paie, par mois de paiement, l'utilisateur d'une application qui vend des pièces et des abonnements hebdomadaires ou mensuels : 12,70 USD. Le prix envisagé par iQSTEL en représente entre 31 et 47 pour cent. Les deux grandeurs ne se confondent pas : l'une est une moyenne observée, sur une population qui a choisi de payer, l'autre est un tarif projeté, pour une population qui n'a pas encore souscrit. Elles situent l'écart entre les deux logiques que décrivait le numéro 9, sans dire laquelle rapporte le plus par abonné du réseau d'un opérateur.
Ce que le chiffre ne dit pas. Il ne dit rien du marché latino-américain dans son ensemble, ni d'une autre application. Il porte sur une zone où FlexTV a perdu 53 pour cent de ses utilisateurs actifs en un an, mais conservé ses payeurs, 32 586 puis 32 547 : la baisse du revenu par payeur tient à une dépense mensuelle plus faible, pas à leur départ. Le document ne dit pas pourquoi.
Pour qui ce chiffre compte. Pour quiconque construit un plan de recettes sur un tarif mensuel, ou compare une offre d'opérateur à une offre d'application. Un revenu moyen par utilisateur payant n'est comparable à un prix que si l'on sait combien de fois chaque payeur est compté.
Sourçage
Mega Matrix Inc., formulaire 6-K du 1er octobre 2026, pièce 99.2, tableau des indicateurs d'utilisateurs par zone pour les semestres clos le 30 juin 2026 et le 30 juin 2025 et notes de définition 1 à 4 ; pièce 99.1, note 2, ventilation géographique du chiffre d'affaires selon la localisation des clients, sec.gov, consultées le 11 octobre 2026. Modèle et tarif d'iQSTEL : rappelés d'après le numéro 9 ; le communiqué d'iQSTEL du 8 octobre 2026, traité en rubrique 07, ne reprend aucun tarif, ce qui n'établit pas que le tarif ait changé. Lecture de la définition des utilisateurs payants, effectifs mensuels moyens, variations et rapports en pour cent : calculs et lecture de l'auteur.
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04 Réglementaire et social
Chine : un concours international de micro-drama ouvert aux étrangers, où déposer vaut autoriser la traduction et la diffusion
Le fait. Le bureau général de l'Administration nationale de la radio et de la télévision a publié le 30 septembre, sous la référence 广电办发〔2026〕245号 et à la date du 29 septembre, la notice d'ouverture du concours international de micro-drama 2026. Le concours est placé sous la direction conjointe de deux départements de l'autorité, celui de la coopération internationale et celui de la gestion des programmes audiovisuels en ligne, organisé par le bureau de la radio et de la télévision de la province du Sichuan et exécuté par la station de radio et de télévision de Chengdu. Les dépôts sont ouverts jusqu'au 30 novembre 2026.
Qui peut concourir. La notice vise les œuvres achevées et les scénarios originaux du monde entier. Elle cite les organismes de production, de distribution et de diffusion, les plateformes, les établissements d'enseignement supérieur, les médias individuels et les créateurs indépendants, chinois et étrangers. Cinq sections sont ouvertes. Quatre visent des œuvres sur des thèmes fixés : la modernisation chinoise et les grandes initiatives diplomatiques du pays, la coopération entre la Chine et les économies de l'Asie-Pacifique dans le cadre de l'APEC, les réalisations du plan quinquennal, et le patrimoine culturel chinois dans ses échanges avec d'autres régions du monde, l'Europe et l'Amérique comprises. La cinquième est réservée aux scénarios originaux destinés à la diffusion internationale, en cinq directions, dont les coopérations transfrontalières, l'entrepreneuriat de jeunes chinois et étrangers et l'exportation des savoir-faire traditionnels.
Les règles du dépôt. Une série à plusieurs épisodes doit être déposée avec son premier épisode, un épisode intermédiaire et le dernier, complets. Un scénario doit être accompagné d'un synopsis complet et de fiches de personnages. Une œuvre déjà diffusée en Chine doit porter son numéro de licence ou d'enregistrement, conformément au régime de gestion du micro-drama ; une œuvre diffusée à l'étranger doit être accompagnée d'une preuve de diffusion. Le dossier comprend aussi des éléments de diffusion et de résultats d'audience. Les œuvres ayant déjà obtenu de bons résultats à l'international, et les scénarios jugés porteurs, sont prioritaires. Le déposant doit être titulaire des droits ; les œuvres retenues signent un engagement de garantie des droits, joint en annexe. Le dépôt se fait par courrier électronique.
La clause qui compte. La notice indique que le dépôt d'une œuvre vaut accord pour sa participation aux projections, à la traduction et à la promotion à l'étranger qui suivront, et autorise l'organisateur à utiliser la bande-annonce et l'affiche dans sa communication en Chine et hors de Chine. La notice ne fixe ni la durée, ni le territoire, ni la contrepartie de ces usages, ni les supports des projections, et ne publie aucune dotation dans le texte consulté. Je n'ai pas ouvert les deux annexes, le formulaire d'inscription et l'engagement de garantie des droits, qui peuvent préciser ces points.
Le raccord. Le numéro 8 décrivait le régime entré en vigueur le 1er septembre, qui classe les séries par catégorie selon leur budget. Le concours en tire une conséquence pratique : une œuvre diffusée en Chine sans numéro de licence ou d'enregistrement n'a pas sa place dans le dossier. Pour une œuvre étrangère jamais diffusée en Chine, la preuve de diffusion à l'étranger suffit, selon la lettre de la notice.
SAG-AFTRA. Au 8 octobre, la page contractuelle de l'accord vertical restait datée du 6 août et ne mentionnait ni prorogation ni extinction au-delà du terme du 30 juin. Au 11 octobre, ma demande, dont le syndicat avait accusé réception le 17 septembre, n'a reçu aucune réponse sur le fond.
Qui est concerné. Les producteurs et auteurs francophones qui envisagent de déposer une série ou un scénario. Le concours peut offrir une exposition auprès de diffuseurs chinois, mais le dépôt emporte une autorisation dont l'étendue n'est pas écrite. La question est à poser à l'organisateur avant l'envoi, en particulier pour une série dont les droits de diffusion en Chine, de traduction ou d'exploitation de la bande-annonce sont déjà engagés auprès d'un tiers.
Sourçage
Administration nationale de la radio et de la télévision, bureau général, Notice relative à l'organisation du concours international de micro-drama 2026, référence 广电办发〔2026〕245号, datée du 29 septembre 2026, publiée le 30 septembre 2026 à 18 h dans la rubrique des annonces, nrta.gov.cn, consultée le 11 octobre 2026, pour les organisateurs, le thème, les cinq sections et les cinq directions de la section des scénarios, le champ des participants, la date limite, les pièces exigées, l'exigence du numéro de licence ou d'enregistrement, la preuve de diffusion, les priorités, la garantie des droits, la clause d'autorisation et le mode de dépôt ; annexes 1 et 2 non ouvertes. Signalement initial par le dispositif de repérage des sources de l'auteur le 6 octobre 2026. Traductions du chinois par l'auteur. Ordonnance 16 et régime de classement : rappelés d'après le numéro 8. SAG-AFTRA : page contractuelle relevée le 8 octobre 2026 par le dispositif de repérage des sources de l'auteur ; accusé de réception du 17 septembre 2026 rappelé d'après le numéro 8.
05 La fenêtre francophone
JLA Play : les conditions générales d'une application française décrivent le modèle des applications asiatiques
Le fait. L'application JLA Play, annoncée par Jean-Luc Azoulay le 11 septembre, est disponible sur Google Play depuis le mardi 6 octobre selon VL Media, avec plus de cinquante titres au lancement selon les articles consultés, dont deux micro-dramas verticaux inédits, Elsa in L.A. et Sœurs Ennemies, et la suite des Mystères de l'amour. Ses conditions générales d'utilisation, mises à jour le 9 octobre, désignent l'éditeur : JLA Productions, société par actions simplifiée immatriculée au registre du commerce de Bobigny, dont Jean-Luc Azoulay est directeur de la publication. Les articles parlaient de JLA Groupe ; le contrat est conclu avec JLA Productions.
Ce que disent les conditions générales. Le service propose des séries verticales courtes, que le texte appelle shortcoms, des séries, des épisodes inédits, des concerts, des documentaires et des podcasts. Chaque série offre un nombre d'épisodes en accès libre, puis les suivants sont payants. Le déverrouillage se fait en points, une monnaie virtuelle propre au service, dont le prix par épisode est affiché avant l'achat et peut varier d'un épisode à l'autre au sein d'une même série. Les points s'achètent par packs, s'obtiennent par un abonnement hebdomadaire, Hebdo Découverte, qui en crédite 700 par semaine, ou à l'occasion d'opérations comme l'inscription ou l'activation des notifications. Trois autres abonnements donnent un accès illimité au catalogue : Hebdo Premium, Mensuel Premium et Annuel Premium. Un épisode déverrouillé reste accessible tant qu'il figure au catalogue ; s'il en est retiré dans les trente jours, les points sont recrédités, au-delà, rien n'est remboursé. Le service est réservé aux personnes de seize ans et plus. Les achats passent exclusivement par les magasins d'applications, aux prix fixés par la boutique pour chaque pays.
Les prix, relevés sur l'écran d'achat. Les conditions générales ne publient aucun montant et renvoient aux prix affichés dans l'application. Je les ai relevés sur l'écran de choix d'abonnement le 11 octobre, depuis la Belgique. Hebdo Découverte, présentée comme offre exclusive : 3,99 EUR la première semaine, puis 7,99 EUR par semaine, pour 700 points hebdomadaires. Hebdo Premium : 10,99 EUR par semaine. Mensuel Premium : 29,99 EUR par mois. Annuel Premium : 199,99 EUR par an, présenté comme meilleur choix avec une économie affichée de 44 pour cent, ce qui correspond au rapport avec douze mois de la formule mensuelle, 359,88 EUR, calcul qui est le mien. Les deux tarifs publiés par la presse, qui semblaient se contredire, sont donc tous deux exacts et ne désignent pas la même chose : les 30 EUR par mois relevés par VL Media sont la formule Mensuel Premium arrondie, les 3,99 EUR attribués au communiqué du groupe sont le prix de la première semaine de la formule Hebdo Découverte. Les prix étant fixés par la boutique pour chaque pays, ce relevé vaut pour la Belgique à cette date. Le nombre de points nécessaire pour déverrouiller un épisode n'apparaît pas sur cet écran et varie selon les conditions générales : la valeur d'une semaine Hebdo Découverte en épisodes n'est donc pas calculable de l'extérieur.
L'écart entre les formules. Rapporté au mois, l'accès illimité coûte environ 47,62 EUR par la formule hebdomadaire, 29,99 EUR par la formule mensuelle et environ 16,67 EUR par la formule annuelle, calculs qui sont les miens. Le tarif hebdomadaire est le plus cher à l'usage et le plus bas à l'entrée. C'est la structure que ce brief a relevée sur les applications asiatiques : un prix d'entrée hebdomadaire bas pour la première semaine, puis un renouvellement automatique à un tarif supérieur.
Ce que cela établit. Le modèle décrit est celui que ce brief a relevé chez ReelShort, DramaBox ou FlexTV : épisodes gratuits d'appel, déverrouillage à l'épisode par une monnaie virtuelle, abonnement hebdomadaire. Il figure ici dans le contrat d'un producteur français de fiction avec son public. Le point le plus lourd pour un ayant droit est la variabilité du prix en points d'un épisode à l'autre : la valeur d'une série, et donc sa recette, dépend d'un barème que l'éditeur fixe et peut modifier, sans effet toutefois sur les épisodes déjà déverrouillés. Pour les séries de son propre catalogue, JLA est à la fois producteur et éditeur ; pour les acquisitions annoncées, la question du partage des recettes sur un barème variable se posera au contrat.
La même semaine, le service public. Selon des articles publiés les 7 et 8 octobre, France Télévisions diffusera à partir du 1er décembre Fake It, Mythos de Noël, série verticale de vingt-quatre épisodes d'environ trois minutes, à raison d'un épisode par jour jusqu'à Noël, sur france.tv et sur les réseaux sociaux de Slash, sa marque destinée aux jeunes publics. La série est produite par Astrée Production, réalisée par Camille Landru sur un scénario de Coline Dussaut et Suzanne Hébert, et portée par la direction des jeunes publics du groupe. Elle sera gratuite pour le spectateur. Aucun communiqué de France Télévisions ni du producteur n'a été retrouvé, aucun montant n'est publié, et la nature juridique de l'opération, commande, préachat ou coproduction, n'est pas connue. Les reprises consultées ne mentionnent aucun soutien public, ce qui n'établit pas qu'il n'en existe pas ; le numéro 10 rappelait que le fonds du CNC pour les séries publiées sur les réseaux sociaux avait ses commissions suspendues.
Qui est concerné. Les producteurs francophones de fiction verticale. Deux débouchés français se dessinent la même semaine, et ils ne se négocient pas de la même façon : la commande d'un diffuseur public pour une diffusion gratuite, rémunérée par le diffuseur, et la licence à une application qui vend l'épisode en points, rémunérée sur une recette que l'éditeur tarife. Avant de signer avec la seconde, la question à poser porte sur le barème : qui fixe le prix en points de chaque épisode, et selon quelle règle la recette est partagée lorsque l'épisode est vu dans le cadre d'un abonnement illimité.
Sourçage
JLA Productions, Conditions générales d'utilisation de JLA Play, dernière mise à jour du 9 octobre 2026, jlaplay.com/fr/legal/terms, consultées le 11 octobre 2026, pour l'éditeur, la nature des contenus, les épisodes gratuits et payants, les points, les packs, les quatre abonnements, les 700 points hebdomadaires, la règle de retrait et de recrédit, l'âge minimal, le passage par les boutiques et l'absence de montants. JLA Play, page de téléchargement, jlaplay.com/fr/app, consultée le 11 octobre 2026. VL Media, article du 6 octobre 2026, vl-media.fr, consulté le 11 octobre 2026, pour la date de disponibilité et la formule à 30 EUR par mois. Stéphane Larue, article du 8 octobre 2026, stephanelarue.com, consulté le 11 octobre 2026, pour le nombre de titres, les titres nommés, la date d'annonce et les tarifs à partir de 3,99 EUR attribués à un communiqué du groupe, non consulté. Ces deux articles ne proviennent pas d'une source commune établie. Prix des quatre formules : écran de choix d'abonnement de l'application JLA Play, capture datée réalisée par l'auteur le 11 octobre 2026 depuis la Belgique ; ce relevé établit que les deux tarifs publiés par la presse désignent deux formules distinctes. Fiche Google Play non consultée. Équivalents mensuels et rapport de l'abonnement annuel à douze mois de l'abonnement mensuel : calculs de l'auteur. Série News, article de Simon Janvier du 8 octobre 2026, serie-news.com, consulté le 11 octobre 2026, pour la série de France Télévisions ; reprise concordante d'Écran total du 7 octobre 2026, corps sous péage, relevée par le dispositif de repérage des sources de l'auteur ; aucun communiqué des parties consulté. Relevés antérieurs de ce brief sur les applications asiatiques et fonds du CNC : rappelés d'après les numéros 6, 7 et 10.
06 Le signal faible
A+E : près de 200 titres de catalogue découpés en chapitres verticaux
Le fait. Selon VideoAge International, qui reprend le 8 octobre une annonce rapportée par Variety, A+E Global Media a adapté près de 200 titres de son catalogue en micro-dramas verticaux découpés en chapitres, qu'il proposera à des partenaires à partir de MIPCOM. Pour ses propres services, le groupe a ouvert sur MyLifetime.com une offre verticale de trois films originaux produits par Microhouse Films et de sept titres adaptés de son catalogue. L'application Lifetime mettra en ligne un nouveau titre vertical toutes les deux semaines, et jusqu'à sept originaux d'ici la fin de l'année, dont deux titres de Noël produits par vertTV. Selon la même reprise, ces originaux seront parrainés par des marques.
Ce que le groupe en dit. Brian Weiss, vice-président exécutif chargé de la stratégie d'A+E Global Media, présente l'adaptation des 200 titres comme un moyen d'étendre la portée et la valeur de propriétés intellectuelles éprouvées, à destination de publics, de plateformes et de distributeurs tournés vers le mobile. Elaine Frontain Bryant, qui dirige les programmes d'A&E, de Lifetime et de LMN, décrit une stratégie qui associe séries originales, titres de catalogue et projets financés par des marques.
Le signal. Il ne tient pas à A+E mais au geste : un catalogue linéaire, produit pour un écran horizontal et une diffusion longue, retravaillé en chapitres verticaux et vendu comme du micro-drama. Le numéro 9 relevait un geste voisin chez Mediacorp et SBS, qui déclinent une série existante au format court, et la rubrique 05 montre JLA promettre de revisiter ses personnages historiques dans un format inédit. Si ce geste se généralise, l'offre de micro-drama sur le marché international cessera d'être faite seulement de séries écrites pour le format, et les acheteurs devront distinguer, titre par titre, ce qui a été tourné en vertical de ce qui a été recadré. Cette lecture est une hypothèse.
Le contre-argument. Il est sérieux, et il est double. D'abord, la source : une reprise d'une reprise, sans communiqué consulté, qui ne dit ni l'unité de compte des 200 titres, films d'origine ou séries produites, ni le nombre de chapitres, ni la forme juridique de l'offre aux partenaires, licence ou distribution. Ensuite, le marché : le festival ALZA, cité en rubrique 02, déclare inéligibles ou déclasse dans son règlement de dépôt les œuvres principalement retravaillées depuis un format horizontal, et l'appel de la SODEC décrit au numéro 9 exclut les remontages d'œuvres existantes. Une partie des guichets du secteur se construit contre ce geste. Un catalogue recadré peut trouver des acheteurs, mais pas tous les débouchés.
Qui est concerné. Les détenteurs francophones de catalogues de téléfilms et de séries, qui pourraient être tentés par la même opération, et les plateformes qui achètent à MIPCOM cette semaine. Pour les premiers, la question est celle des droits : un contrat d'auteur ou de comédien signé pour une diffusion télévisée couvre-t-il un remontage vertical en chapitres ? Pour les secondes, la question est celle de la désignation : le contrat dit-il si la série a été tournée pour le format ?
Sourçage
VideoAge International, AEGM and Lifetime Launch New Micro-Drama Slate, 8 octobre 2026, videoageinternational.net, consulté le 11 octobre 2026, pour les près de 200 titres, leur mise à disposition des partenaires à partir de MIPCOM, l'offre de MyLifetime.com, le rythme de mise en ligne, les originaux de fin d'année, le parrainage et les propos d'Elaine Frontain Bryant et de Brian Weiss, rapportés sans citation. Article d'origine de Variety non consulté ; aucun communiqué d'A+E Global Media, de Lifetime, de Microhouse Films ni de vertTV consulté. Règlement de dépôt du festival ALZA sur FilmFreeway, relevé par le dispositif de repérage des sources de l'auteur le 8 octobre 2026, page sans date de publication. SODEC, Mediacorp et SBS : rappelés d'après le numéro 9. La lecture du geste comme signal est de l'auteur.
07 La phrase de la semaine
« they do not represent contracted microdrama distribution »
« Ils ne représentent pas une distribution de micro-drama contractée. » iQSTEL, communiqué du 8 octobre 2026. (Traduction de l'auteur.)
Ce qui la rend intéressante. Le sujet de la phrase, ce sont deux chiffres que le même communiqué met en avant. Le premier, environ 93 millions d'abonnés, est la clientèle cumulée de sept opérateurs mobiles que la société dit avoir démarchés pour son offre de micro-drama. Le second, environ 2,3 milliards d'utilisateurs, est la portée potentielle des réseaux de ses clients télécoms. La société écrit elle-même que ces chiffres décrivent la taille des réseaux, et ne représentent ni une distribution contractée, ni des abonnés au service, ni un accès garanti à ces utilisateurs. Les sept opérateurs ne sont pas nommés ; le communiqué les présente comme des opportunités en cours de développement.
Ce que le communiqué ajoute. iQSTEL érige en objectif opérationnel pour 2027 les 300 000 abonnements payants actifs par mois qui servaient d'hypothèse illustrative dans son modèle du 17 septembre, décrit au numéro 9. Il précise que cet objectif ne transforme pas l'illustration financière associée en prévision, et que l'atteindre en 2027 ne signifierait pas que la contribution annuelle de 1,8 à 3,6 millions USD serait acquise sur l'année. Il cite enfin la prévision d'un excédent brut d'exploitation ajusté d'environ 12,5 millions USD pour 2027, établie par Edison Investment Research dans un rapport du 29 septembre, en indiquant que ce rapport a été commandé par la société et payé en numéraire.
Ce que cela implique, et c'est une lecture. Un communiqué qui place un grand nombre dans son titre et sa négation dans son corps n'est pas inhabituel chez un émetteur coté soumis au risque de poursuites pour information trompeuse. La rubrique 03 donne, pour la même zone de marché, le seul chiffre publié par une plateforme cotée sur ce que paie un abonné. Entre 93 millions d'abonnés démarchés et un objectif de 300 000 abonnements, il y a un rapport de l'ordre de un à trois cents ; aucun opérateur engagé n'est encore nommé. Le prochain document utile sera un contrat d'opérateur, ou un dépôt qui en fait état.
Sourçage
iQSTEL Inc., IQST, IQSTEL Advances Microdrama Commercialization with Outreach to Seven Mobile Operators Serving Approximately 93 Million Subscribers, communiqué daté de New York le 8 octobre 2026, 9 h 30, heure de l'Est des États-Unis, prnewswire.com, consulté le 11 octobre 2026, pour la phrase citée, traduite de l'anglais, les 93 millions d'abonnés, les sept opérateurs non nommés, les 2,3 milliards d'utilisateurs potentiels, l'objectif de 300 000 abonnements et ses réserves, la prévision d'Edison Investment Research et la mention de sa commande rémunérée. Rapport d'Edison Investment Research non consulté. Modèle du 17 septembre 2026 : rappelé d'après le numéro 9, dont le sourçage citait déjà la version rectifiée du 18 septembre. Rapport entre les abonnés démarchés et l'objectif d'abonnements : calcul de l'auteur. La lecture proposée dans la dernière partie de la rubrique est de l'auteur.
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Olivier Grzesinski, analyste indépendant, Péruwelz, Belgique.
Fin du numéro 11
La suite, lundi prochain
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